
Décrypter les étiquettes et codes Parajumpers
Ce qui est cousu à l'intérieur d'une Parajumpers en dit long : authenticité, année, composition, entretien… Encore faut-il savoir lire ces étiquettes et ces codes. Voici un guide pour décrypter les marquages d'une Parajumpers et comprendre ce qu'ils signifient — un réflexe précieux, surtout en seconde main.
L'étiquette d'authenticité Certilogo

C'est l'étiquette la plus importante. Depuis l'automne-hiver 2017, chaque Parajumpers intègre une étiquette d'authenticité Certilogo cousue à l'intérieur du vêtement. On y trouve deux éléments : un code CLG à 12 chiffres (souvent précédé du sigle « CLG », par exemple « CLG 000 000 000 000 ») et un QR code. Pour vérifier la pièce, il suffit de saisir le code sur le site officiel certilogo.com ou de scanner le QR code : le système indique si le produit est authentique. Pour la procédure détaillée et la lecture du patch, consultez notre guide dédié au logo et au patch Parajumpers.
Ce que le code Certilogo prouve (et ne prouve pas)
Point important, souvent mal compris : la simple présence d'un code CLG ne garantit pas à elle seule l'authenticité. Les contrefacteurs peuvent imprimer un code d'apparence crédible. La seule vraie preuve, c'est de lancer la vérification (saisie du code ou scan) et d'obtenir la confirmation « produit authentique ». Autre subtilité : la vérification doit se faire la pièce en main. Un code communiqué en photo par un vendeur, ou trouvé en ligne, ne prouve rien — il pourrait avoir été recopié. À l'inverse, l'absence totale d'étiquette Certilogo sur une pièce récente est un signal d'alerte clair.
Le SOA : vérifier avant d'acheter en ligne
Pour les achats à distance, Certilogo propose le SOA (Seal of Authentication) : une sorte de « jumeau numérique » du code, que le vendeur peut générer et afficher dans son annonce pour prouver qu'il vend une pièce authentique. L'acheteur peut alors scanner ce SOA depuis l'annonce pour vérifier l'authenticité avant même de recevoir la pièce. Si une annonce n'en propose pas, vous pouvez demander au vendeur d'en fournir un. À réception, le réflexe reste de scanner l'étiquette physique pour confirmer que la pièce livrée est bien l'originale. Pour acheter d'occasion en toute sérénité, voir notre guide Parajumpers d'occasion : pourquoi et comment acheter.
Avant l'automne-hiver 2017 : les pièces sans Certilogo
Attention à ne pas conclure trop vite. Les pièces antérieures à l'automne-hiver 2017 sont simplement antérieures au système Certilogo : elles n'ont pas cette étiquette, ce qui ne signifie pas qu'elles sont fausses. Pour ces modèles plus anciens, l'authentification repose sur les autres marqueurs : le patch d'épaule, la qualité des coutures et du hardware, les étiquettes de composition et la matière de la coque. C'est une distinction essentielle quand on achète une pièce vintage en seconde main.
L'étiquette de composition et d'entretien

L'autre grande étiquette intérieure renseigne sur la composition et l'entretien. On y lit notamment :
- La composition du garnissage (par exemple 90 % duvet / 10 % plumes) et des tissus ;
- La taille (en tailles lettres et/ou EU) ;
- Les symboles d'entretien (lavage, séchage, repassage) ;
- Souvent, des mentions d'origine (la marque conçoit en Italie et fabrique en Italie et dans des ateliers européens sélectionnés).
Sur une vraie Parajumpers, ces informations sont nettes, cohérentes et sans faute d'orthographe. Pour bien interpréter les symboles de lavage, voir notre guide pour entretenir et laver une Parajumpers ; et pour la correspondance des tailles, notre guide des tailles Parajumpers.
La fourrure : vraie ou synthétique selon l'époque
Un élément qui aide aussi à dater une pièce : la fourrure. Pendant des années, de nombreux modèles Parajumpers étaient dotés d'une vraie fourrure (coyote) en bordure de capuche. Depuis 2022, la marque est passée au tout sans fourrure animale, avec des alternatives synthétiques de qualité. Autrement dit, une pièce à vraie fourrure correspond plutôt à un modèle plus ancien, tandis qu'une pièce récente sera dotée d'une fourrure synthétique. Sur une contrefaçon, la fourrure (souvent « tachée » ou de mauvaise facture) est d'ailleurs un indice fréquent.
Les autres marquages à vérifier
Au-delà des étiquettes, d'autres détails fonctionnent comme des « signatures » :
- Les zips : de qualité et souvent gravés/marqués du nom de la marque ou du fournisseur ;
- Le patch d'épaule PJS, brodé avec soin ;
- Les joints en caoutchouc autour de certains boutons-pression, souvent absents sur les copies ;
- Le crochet métallique et la sangle jaune caractéristiques.
Pris ensemble, ces éléments complètent la lecture des étiquettes pour une authentification fiable. Pour la méthode complète, consultez notre guide d'authentification Parajumpers.
Étiquettes, codes et revente
Un dernier réflexe : conservez les étiquettes et le certificat. Une pièce dont l'étiquette Certilogo est intacte et vérifiable rassure l'acheteur et se revend mieux. C'est un élément qui participe à la valeur de la pièce, au même titre que son état — un sujet que nous détaillons dans notre article sur la cote et la revente d'une Parajumpers. Chez NB08, chaque pièce Parajumpers est sélectionnée et vérifiée par notre équipe, en neuf comme en seconde main : découvrez notre collection Parajumpers, toutes pièces authentifiées.
En résumé
Décrypter une Parajumpers, c'est savoir lire son étiquette Certilogo (code CLG à 12 chiffres + QR, depuis l'automne-hiver 2017), comprendre qu'un code doit être vérifié la pièce en main (et non sur photo), utiliser le SOA pour les achats en ligne, et ne pas confondre une pièce ancienne sans Certilogo avec un faux. Ajoutez à cela la lecture de l'étiquette de composition, la question de la fourrure selon l'époque et les marquages signature (zips, patch, crochet), et vous saurez interpréter tout ce qu'une Parajumpers a à vous dire.


